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CROYEZ-LE OU NON, MAIS CASSER VOS PRIX OU TROP LES GONFLER PEUT VOUS COÛTER CHER.

J’en ai un peux marre de lire des clients me dire ( Oui, mais l’autre me propose 5 animations logo pour 5 € )

Je m’adresse plus particulièrement aux graphistes, ou tout simplement ceux qui se disent graphistes.

Et comme je le dis toujours, on ne peut pas s’attendre à une réalisation de qualité sans budget, et vice-versa.
Pour rester crédible face au client et gagner correctement votre vie, évaluez le juste prix de vos produits.

« C’est un souci très particulier, car il est facile de mélanger sa valeur marchande et sa valeur individuelle ( je vaux tant ).
Cela fait partie, je crois, de l’apprentissage du free-lance.

On est facilement tenté de casser les prix, on s’en mord les doigts ensuite.
On perd un marché parce qu’on est trop cher, on s’en mord aussi les doigts. Mais après quelques erreurs, on apprend vite ! On apprend aussi à détecter ses erreurs et à les corriger rapidement, c’est l’avantage de ne pas être embauché “pour la vie”, on peut rétablir la situation au prochain contact ! »

Il faut trouver un équilibre entre la valeur de notre prestation sur le marché et la valeur qu’on lui donne.

Pas de fausse pudeur. « Ne pas avoir de fausse pudeur sur ses tarifs : un free-lance est une entreprise, et on travaille pour gagner sa vie.

Par exemple : si le client juge le prix trop élevé, pourquoi ne pas lui proposer de lui faire une remise s’il nous confie un volume de travail plus important ?
Il faut veiller aussi à ne pas se vendre à un prix trop bas, sous peine de se décrédibiliser.
Si on est expert dans un domaine, il faut se vendre à un prix d’expert.

J’ai longuement hésité à écrire cet article, mais à force de voir des graphistes vendre des dizaines de packs pour 5 €, j’ai vraiment de la peine pour eux.
Même en proposant des centaines de templates pour 5 €, l’expérience à prouver que ce type d’individus n’iront pas bien loin.
Car ils prouvent par ce biais qu’ils ne valorisent pas leurs travaux et prouvent en Amon qu’ils ne créent rien et pire encore, qu’ils refourguent des ramassis de prestations pris par-ci et par là juste pour impressionner un client et non seulement cela ne marche pas, mais en plus ils se font du mal.

Perso, je ne confierais pas la création de mon bébé à une personne qui ne respecte pas le sien sous prétexte que c’est moins cher pour plus de packs.

C’est non seulement du vol, mais en plus un mépris et un manque de respect pour celui qui a passé des heures pour la réalisation.

Je l’avais déjà dit lors de mon interview pour le blog 5euros, mais le contenu étant trop long, c’est l’occasion de le reporter ici.

Quand vous allez dans un restaurant, ce n’est pas pour acheter des sacs de patates, mais une assiette de frite.

Un restaurateur qui vous dit, je vous offre un sac de patates pour 5 € à la place d’une assiette de frite pour 5 €, ça n’est pas pour autant que le sac de patates connaîtra le succès.

Il prend le risque de perdre son titre de restaurateur pour vendeur de patates et les conséquences qui s’en suivent.
Nous sommes sur une plateforme de prestations de services et non de refourgua de ramassis.

Alors de grâce, s’il vous plaît, arrêtez de proposer 50 créations de logos pour le prix d’un. Nous le savons tous ce n’est pas possible sauf pour les voleurs.

Un client qui vous contacte pour lui créer son logo, qu’a-t-il à foutre de 50 logos ? Puisqu’il ne va pas les revendre, et même si c’est le cas, rien ne prouve que ses futurs clients seront intéressés par le design.
Il n’aura besoin que d’un seul qui soit réellement selon ses besoins. Alors si tu es graphiste comme tu le prétends, fais-moi donc ce seul logo.

Non seulement trop de choix tue le choix, vous prouvez par là que votre activité est banale et que cela ne vous coûte aucun temps pour les réalisé, puisqu’ils sont sans valeur.

Croyez-moi, ce n’est pas pour autant que vous vendrez plus. À part attirer des clients casse noisette par se qu’ils vous ressembleront c’est-à-dire aucune conscience de valeur.

Concept-Production-Casser vos prix ou trop les gonfler peut vous coûter cher

 

DÉFINIR VOTRE TAUX HORAIRE

C’est un passage obligé pour fixer le montant de vos tarifs.

• Commencez par déterminer le salaire mensuel net que vous aimeriez gagner, en prenant comme base de départ le salaire que vous gagneriez en réalisant les mêmes tâches pour le compte d’un employeur.

• Multipliez ensuite ce salaire de base par 2. Vous prévoyez ainsi les charges sociales et fiscales que vous aurez à assumer.

• Ajoutez 10 % au montant ainsi obtenu. Ces 10 % correspondent à la compensation de vos futurs jours d’inactivité et de congés.

• Ajoutez à la somme obtenue le montant moyen de vos charges de fonctionnement mensuelles ( frais de location de bureau, communications, documentation, électricité, etc. ).
Vous obtenez ainsi le chiffre d’affaires à atteindre pour vous payer le salaire mensuel déterminé au début de ce calcul.

• Pour finir, divisez ce chiffre d’affaires par la moyenne d’heures travaillées dans le mois ( à titre indicatif, sachez que la moyenne légale à plein temps est fixée à 169 heures ).

Exemple: Pour un salaire espéré de 3 000 euros net par mois.

3 000 x 2 = 6 000

10 % => 6 600

200 => 6 800 euros de chiffre d’affaires mensuel

6 800 / 140 heures = taux horaire de 49 euros HT/ heure.

Attention à ne pas confondre le prix hors taxe, et le prix TTC ( toutes taxes comprises ), c’est-à-dire votre taux horaire + 19,6 ou 20 % je crois ( montant de la TVA ).

Pour déterminer le tarif à proposer à votre client, il ne reste plus qu’à multiplier ce taux horaire par le nombre d’heures estimées pour réaliser la prestation que vous souhaitez lui vendre.

FAUT-IL ACCEPTER DES MISSIONS SOUS-PAYÉES ?

Quand le travail se fait rare, la tentation est grande d’accepter des missions payées en dessous de ses tarifs habituels ? Est-ce un risque à prendre ?

Oui et non. “Oui, on peut accepter une mission sous-payée, s’il s’agit d’une proposition centrée sur des compétences que l’on cherche à développer.
Sinon, il vaut mieux refuser ou obtenir d’être payé à un tarif normal.”

EN TOUTE CONSCIENCE

"Il faut être conscient de ce qu’on fait. Si on accepte d’être payé en dessous de ses tarifs habituels, il faut que ce soit pour une bonne raison : le prestige du client, par exemple.
Cette démarche peut d’ailleurs être transparente pour le client: J’accepte votre proposition de tarif même s’il est plus bas que mes tarifs habituels car je sais que je vais trouver tel intérêt à accomplir cette prestation pour vous.

Mais attention, cela ne doit pas devenir une habitude : Si on n’a pas d’autres solutions que de travailler à des tarifs trop bas, il y a danger.

FAUT-IL CASSER LES PRIX QUAND ON DÉBUTE ?

Le free-lance “junior” peut être tenté de pratiquer des tarifs systématiquement inférieurs à ceux du marché, pour compenser par la baisse des prix son manque d’expérience. Mais est-ce un bon calcul ?

Pour se faire connaître. “C’est un peu inévitable, puisque ce qui compte au début c’est de se faire connaître, et de se faire référencer.
Et on ne peut pas se faire payer comme un senior quand on n’a pas d’expérience. Il est aussi possible de proposer à un client de nous payer 30 % moins cher à condition, en échange, de parler de nous dans son réseau professionnel.”
Concept-Production-Casser vos prix ou trop les gonfler

 

UN PIÈGE

Il faut s’ajuster sur les prix du marché ( dont on peut prendre connaissance par l’intermédiaire de ses réseaux, des listes de discussion professionnelles, etc. ), car si on propose des tarifs vraiment sous-évalués, il sera ensuite très difficile de les faire remonter à un niveau rentable."

COMMENT CALCULER VOTRE MARGE COMMERCIALE ?

Votre marge commerciale est un indicateur important de la rentabilité de votre activité. Savoir la calculer et la prévoir est essentiel pour déterminer à quel prix vous allez vendre une prestation. Mais attention, cette marge peut varier suivant les prestations. “Il n’y a pas de marge idéale. Tout dépend du type d’activité du professionnel, et de ses motivations: certains de mes clients margent à 50 %, d’autres à 30 %, et ils sont tous très contents de leur marge commerciale.”

VOICI LA FORMULE DE BASE POUR CALCULER UNE MARGE:

Marge commerciale = ventes HT de marchandises - coût d’achat HT de ces marchandises

Le coût d’achat est obtenu en ajoutant aux coûts d’achats des marchandises les frais de transport, de stockage, de manutention, d’assurances, etc.

Le cas des prestations de services. Si votre activité implique une prestation de services intellectuels, vous n’avez pas vraiment de “stocks”, puisque vous ne vendez pas de “marchandise” matérielle. Dans ce cas, le calcul de la marge commerciale se fait comme suit:

MARGE COMMERCIALE = VENTES HT DE PRESTATIONS - COÛT D’ACHAT HT DE CES PRESTATIONS

Le coût d’achat est obtenu en ajoutant aux achats impliqués par ces prestations les charges courantes que vous avez en permanence à avancer.
Pour faire ce calcul, il vous faut donc commencer par estimer le coût d’une journée de travail, toutes charges courantes comprises (frais de location de bureau, communications, documentation, électricité, etc.) en incluant votre rémunération à la journée.
Puis multiplier ce coût à la journée par le nombre de jours nécessaires pour l’exécution de la prestation concernée.

Article: par Stephane pour Concept-Production Source inspiration: l'express / l'entreprise / création d'entreprise / les étapes de la création

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